Business — 26 juin 2010 — 

Il y a presque un an, une étude du Monde Informatique démontrait que plus de la moitié des entreprises considérait les technologies de VoIP/ToIP comme peu fiables et que 90% d’entre elles mettaient en avant des économies comme avantages supposés. Une perception finalement assez contradictoire aux regards de la réalité technique.

Faire des économies… c’est vite résumer la réalité. Pour une entreprise, faire le choix d’une offre discount ou l’achat du matériel sans service, c’est s’exposer à de nombreux soucis : erreurs d’acheminement, flux audio dégradé, manque d’évolutivité et donc à un service téléphonique peu fiable, de mauvaise qualité et nuisible en terme d’image.

De plus, l’investissement final pour compenser ces dysfonctionnements est conséquent : câblage à refaire, équipements de commutation dédiés, alimentation au travers du réseau, terminaux à mettre en œuvre, compétences en interne etc…

Il s’avère donc plus judicieux d’acheter ce service auprès d’un opérateur spécialisé. La souplesse, la qualité et la sécurité gagnées seront bien supérieures à quelques euros sur sa facture de communication : services à valeur ajoutée, externalisation des compétences, déploiement rapide et facile de nouveaux postes utilisateurs, économies tout de même notamment pour les entreprises multi-sites (pas de liens trunk).

Contrairement donc aux idées reçues, la technologie de VoIP/ToIP est riche, fonctionnelle et stable, si l’on garde en tête quelques repères et prérequis.

Des critères techniques à ne pas négliger

Il y a de (trop) nombreux critères techniques pour évaluer une solution de téléphonie VoIP/ToIP. Il s’agit en effet de transmettre de la voix, composant synchrone et exigeant, sur un réseau où coexistent d’autres protocoles (transfert de fichiers, messagerie…) sujets à des contraintes distinctes. Voici les principaux points à prendre en compte, à l’étude des offres du marché :

• Optimisation de la bande passante : elle passe non seulement par une connaissance des protocoles qui vont cohabiter avec la voix et un dimensionnement adapté aux différents usages
• Gestion de la qualité de service des réseaux IP d’un bout à l’autre : avec des technologies MPLS et/ou DiffServ… Mais frayons le chemin et réservons au mieux dans l’univers Internet où règne le Best Effort
• Réduction au minimum du délai de transmission : c’est le temps nécessaire à l’échantillonnage, au codage de la voix, à la mise en paquet, à la transmission sur le réseau et opérations inverses une fois chez le destinataire. Le délai optimal est de 150 ms (UIT-T G114), avec une tolérance de 250 ms (généralement le minimum pour une communication internationale).
• Atténuation du phénomène d’écho : réverbération du signal ou retour son causés par les composants électroniques des parties analogiques, un écho


Articles en relation

Share

About Author

(0) Commentaires

Laisser un commentaire